Analyseur de course

Calcule la puissance théorique, compare aux mesures Apple Watch, situe chaque métrique.

Stockage local
Le profil est sauvegardé en local sur cet appareil. Il sert à pré-remplir le formulaire et à calibrer la puissance théorique en fonction du poids.

Données de la séance

Charger un exemple

Intermédiaires par km (optionnel)

Saisis les données par km pour analyser la dérive cardiaque, la régularité de l'allure, les zones de FC, et la corrélation puissance/FC. Deux modes au choix.

# Rythme (m'ss") FC (bpm) Puissance (W) Cadence (ppm)

Projections de temps de course

Estimations sur toutes les distances majeures, du sprint au 100 miles, à partir d'une performance de référence. Modèle Riegel : T₂ = T₁ × (D₂/D₁)^k. La marge d'erreur s'élargit aux extrêmes — un 5K ne dit pas grand-chose de ton 100 m ou de ton 100 miles.

Séances enregistrées

Comment c'est calculé

3 modèles théoriques sont calculés en parallèle, puis moyennés pour obtenir une estimation robuste.

1. ECOR — van Dijk & van Megen
"The Secret of Running" (2017) — Le plus simple et le plus utilisé en triathlon.
P = ECOR × poids × vitesse
ECOR ≈ 1,04 kJ/kg/km sur plat. Correction de pente ≈ +9 % par % de pente. Avantage : très simple. Limite : peu sensible aux pentes fortes.

2. Minetti et al. (2002)
"Energy cost of walking and running at extreme uphill and downhill slopes", J Appl Physiol.
Régression polynomiale du 5e ordre du coût énergétique en fonction de la pente :
C(i) = 155,4·i⁵ − 30,4·i⁴ − 43,3·i³ + 46,3·i² + 19,5·i + 3,6
Plat : C(0) = 3,6 J/kg/m. Avantage : modélisation très précise des pentes (validée en laboratoire jusqu'à ±45 %). C'est la référence académique pour le coût énergétique du dénivelé.

3. GOVSS — Skiba (2006), basé sur di Prampero
"Calculation of Power Output and Quantification of Training Stress in Distance Runners".
Modèle utilisé par RunScribe et inspirant Stryd. Combine coût énergétique Cr et efficacité musculaire η pour obtenir la puissance mécanique externe :
P = Cr × m × v × η  avec Cr = 3,86 + 30·pente  et η ≈ 0,25
Avantage : sépare la demande métabolique de l'efficacité mécanique réelle. Le facteur de pente (+30 J/kg/m par unité de pente) est plus sévère que ECOR sur dénivelé positif et plus proche de ce que mesurent Stryd / Apple Watch.

À noter : ECOR et Minetti estiment la demande métabolique, GOVSS estime la puissance mécanique externe. Les valeurs convergent en pratique grâce aux constantes calibrées, mais une divergence entre modèles indique un parcours atypique (très vallonné, très lent ou très rapide).


Puissance / poids (W/kg) — Indicateur clé du niveau :
≈ 3 W/kg = loisir   ·   4 W/kg = confirmé   ·   5 W/kg = compétiteur   ·   6+ W/kg = élite

Cadence — 150–170 ppm pour un coureur loisir, 170–180 confirmé, 180+ élite. Sous 160 ppm avec foulée longue = surstride (pas trop allongé, freinage à chaque contact).

Temps de contact au sol — Plage normale 200–300 ms. Sous 200 ms = profil élite. Plus court = propulsion plus efficace.

Oscillation verticale — Plage saine 6–10 cm. Élite 4–6 cm. Au-dessus de 10 cm, énergie gaspillée vers le haut.

Ratio vertical — Oscillation ÷ longueur de foulée. Sous 6 % = excellent, 6–8 % = bon, 8–10 % = moyen, > 10 % = à travailler.

Estimation VO₂max — Prédite à partir du record 5 km via la formule de Daniels & Gilbert (VDOT).